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Pierre qui Roule.com

Le véritable esprit de révolte consiste à exiger le bonheur, ici, dans la vie ! (H.Ibsen)

Retraites: la mobilisation malgré l'adoption de la réforme à l'Assemblée

Malgré l'adoption par l'Assemblée nationale en première lecture ce mardi soir, plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris et dans de nombreuses villes en région, à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires, et de Force ouvrière, contre les reculs sociaux enterrinés par la loi.

L'issue du vote à l'Assemblée nationale ne faisait guère de doute, malgré la présence de députés et sénateurs Front de gauche qui ont réaffirmé leur vote négative du projet de loi. Le projet de loi a été adopté par 270 voix contre 249. Si une large majorité des députés socialistes ont voté pour, 17 membres de l'aile gauche se sont abstenus. Les écologistes et les radicaux de gauche ont choisi l'abstention. Le Front de Gauche et la droite ont voté contre, pour des raisons différentes.

Plusieurs milliers de personnes ont tout de même convergé place la Concorde, à Paris, à l'heure où le parlement débutait le vote en première lecture du texte de loi sur les retraites, pour manifester leur opposition au projet de loi de réforme des retraites.

"A l'évasion fiscale de financer nos retraites", proclamait une affiche, lors de la manifestation qui a démarré à la place Saint-Augustin. En tête de cortège, qui défilait jusqu'à l'Assemblée nationale, une banderole réclamait "des créations d'emplois, la retraite à 60 ans et l'augmentation des salaires".

Décalage

Le numéro un de la CGT Thierry Lepaon a souligné "le réel décalage entre les propos de François Hollande candidat et ceux de François Hollande président de la République". "Tout le monde s'en aperçoit" et cela explique, à ses yeux, "le vote FN de dimanche". Selon lui, "la logique générale de la réforme, et notamment l'allongement de la durée de cotisations et le report de six mois de la revalorisation des pensions est une logique socialement très régressive".

Entouré d'Annick Coupé pour Solidaires et de Bernadette Groison pour la FSU, le secrétaire général de la confédération a réaffirmé que l'augmentation de la durée de cotisation jusqu'à 43 ans était "inacceptable". Il a aussi affirmé que les salariés étaient "mécontents des travaux des députés, qui ne sont pas à la hauteur de ce qu'on pouvait attendre d'un gouvernement de gauche".

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